Piura

Le département de Piura se situe sur la côté Nord du Pérou, proche de la ligne équatoriale. Il s’étend sur 21000km2 et sa capitale Piura est la 5ème ville du pays. Avec une moyenne de 26 degrés sur l’année, il est un des lieux préférés de vacances pour les péruviens et pour les touristes d’Amérique centrale en particulier.

C’est également la région d’origine de Miguel Grau, dit « le cavalier des mers », héros national qui défendit le pays contre les chiliens lors de la Guerre du Pacifique en 1880.

Le département a par ailleurs une forte production agricole et de nombreuses ressources naturelles telles que le pétrole et les mines de fer.

Les principaux sites touristiques sont:

– Les plages de Mancora et Punta sal

– Catacaos, capitale artisanale

Août 082012
 

En Décembre, le climat du Pérou est plutót clément, mais si vous souhaitez vous baigner dans l´océan, il ne faut pas compter le faire sur la côte occidentale longée par le courant froid de Humboldt. Nous avons donc décidé de monter vers le nord à la recherche des plages chaudes de la région de Piura. C´est de cette ville que nous comptons rejoindre, si tout va bien en 3 ou 4 heures de route la station balnéaire très renommée de Mancora. C´est soit disant le lieu de villégiature rêvé pour les péruviens, et qui attire également de nombreux touristes étrangers (principalement d´Equateur et d´Amérique centrale). Nous cherchons comme à notre habitude une compagnie de bus proposant des départs vers le Nord. Bizarrement les grandes compagnies que nous connaissons (Tepsa, Cruz del sur) ne proposent pas cet itinéraire, à l´exception de Eppo mais malheureusement le bus est complet. Après un petit tour de Piura en moto taxi nous tentons notre chance avec une autre compagnie, mais encore plus de départs pour aujourd´hui…. On nous conseille une autre compagnie qui se trouve dans un faubourg de la ville, un quartier où les touristes ne s´aventurent pas beaucoup, mélange de marchés en ébullition, d´installations industrielles et de terrains vagues. La compagnie possède un minibus qui peut emmener une dizaine de voyageurs, et nous promet que nous embarquerons dans moins d´une heure. Sur le trottoir d´en face, une autre compagnie nous propose le même service pour moins cher. Une heure plus tard, nous ne voyons rien bouger et commençons à comprendre que le commerçant cherche à remplir son véhicule, et qu´on pourrait bien attendre toute la nuit s´il n´y a pas suffisamment de clients. La situation est rocambolesque: les 2 compagnies des 2 côtés de la rue se font concurrence mais aucune ne compte suffisamment de passagers. On commence alors à se rallier aux autres touristes pour former un plus grand groupe et après de longues négociations avec le responsable, nous finissons par embarquer.
Avec tout ca nous allons arriver très tard à Mancora, et n’avons aucun hôtel réservé, craignant le pire à l´approche des fêtes du nouvel an, la recherche d´un lit s´annonce périlleuse. Dans le bus nous faisons la connaissance d´un couple, la femme péruvienne et son compagnon américain, ils nous souhaitent bonne chance à l´arrivée. Mancora est une petite ville en bord de mer dont la rue principale et l´axe routier transcontinental (connu sous le nom de la panaméricaine) ne font qu’un. Ici pas de grosses infrastructures, pas de resort 5 étoiles, on retrouve les mêmes constructions modestes qu’ailleurs. A peine descendus du bus, un gamin nous offre ses services pour nous trouver un hotel. On s´engage dans une petite rue où les chambres d´hôtes se succèdent, pas de quoi s´extasier mais on est extenués, prêts à dormir même sur un banc. On tente un petit hotel familial où une vieille dame nous accueille. Elle vit toute l´année dans la chambre qui fait également office de conciergerie, et veille jour et nuit malgré son âge avancé. Oui il n´y a pas d´âge légal de départ à la retraite au Pérou… elle nous fait visiter une chambre, apparemment suffisamment propre et équipée, tout ce qu´on peut espérer en dernière minute pour la modique somme de 50 soles la nuit (15 euros). La vieille dame nous previent que le lendemain les prix vont doubler car les touristes vont arriver en masse pour festoyer.
Après une bonne nuit réparatrice nous partons à la découverte du coin. A quelques mètres de notre hôtel nous rencontrons un marché de primeurs. Les étales de fruits, légumes et surtout de poissons sont d´une fraîcheur et d´une diversité éblouissantes. Apparemment ce marché n´est pas touristique mais sert les autochtones et les restaurants de la cité. Je fais un peu intrus avec mon bob et mon reflex numérique. Nous nous attardons ensuite dans les petits commerces d´artisanat qui bordent la rue principale. La rue est encore calme et les habitants sont affairés aux préparatifs. Nous faisons une halte dans un restaurant qui selon les gens qu’on a intérrogés vaut vraiment le détour. Il est tenu par deux soeurs jumelles qui préparent des plats de poisson fabuleux.

La plage est vaste, le sable jaune et fin et l’eau bleue et chaude. De nombreux surfers attendent la vague, Mancora est réputée pour le surf dans cette région. La haute saison commence à peine, mais même en plein été les plages ne sont pas aussi bondées que celles de Marbella, ici la société de loisirs n’est pas encore une réalité. L’ambiance est détendue, quelques reggae-men se prélassent sous le kiosque à toit de paille qui surplombe la place du front de mer. Dans la rue qui mène de la panaméricaine à la plage, on peut trouver quelques boutiques de vêtements et de souvenirs, et de nombreux bars qui servent des cocktails et font crier leurs sound-systems. Les prix sont aussi élevés qu’à la capitale, mais ici comme ailleurs au Pérou, on peut négocier même pour boire un verre! En marchant sur les plages, nous croisons des policiers à cheval, qui ont visiblement besoin de parler. Un peu plus loin, nous trouvons le cadavre d’une pauvre tortue qui s’est échouée. En marchant quelques minutes, nous constatons que l’endroit n’est pas si modeste qu’il n’en a l’air: des villas de rêves, plus fastueuses les unes que les autres se succèdent à même la plage. Ce sont vraissemblabement de riches propriétaires étrangers qui profitent de ce cadre privilégié. Un petit tour en mototaxi nous amène jusqu’à la plage suivante, en direction de Punta Sal, une autre station balnéaire. Là, un français a construit un petit hôtel très accueillant.

 

Jan 312012
 

La ville de Catacaos est située à quelques kilomètres de Piura, capitale régionale du département de Piura sur la côte Nord du Pérou. Elle est renommée pour son artisanat, notamment les objets en or et argent (objets et bijoux en filigramme), en bois (le hualtaco), en cuir ou en paille, et également pour les nombreux artistes, notamment les peintres qui y vivent et exposent leurs oeuvres. La place d’armes est bien sûr le point central de la ville où se trouve la [Lire…]

Jan 232012
 
La marinera nortena, la danse de ma terre

La Marinera est une danse typique de la côte du Pérou, pratiquée dans les départements de La Libertad, de Lambayeque et Piura. Son origine est attribuée à une danse coloniale appelée «zamacueca » (XIXe siècle). C’est une danse de couple, élégante, vive et spontanée, délivrant un message « d’amour », où la femme flirte avec le courtisan qui tente de conquérir sa partenaire. La Marinera se danse à la campagne, dans les villes et villages, la danseuse porte le vêtement typique de sa région et les hommes le célèbre « chalàn », costume du cavalier, composé d’un poncho tissé et d’un large chapeau  de [Lire…]