admin

Mar 042015
 
Si vous faites le voyage jusqu’à Iquitos, ce n’est pas seulement pour apprécier le charme très exotique des selvaticas, mais principalement pour pénétrer dans l’intriguante forêt amazonienne. Ici il y en a pour tous les profils: que vous soyez un explorateur témeraire ou un citadin froussard. Pour notre première visite, nous avons opté pour la formule prudente. Après avoir longuement discuté et négocié avec les agences touristiques rassemblées autour de la Plaza de armas, dont certaines vous traquent dès votre arrivée à l’aéroport, notre choix s’est porté sur le Amazon Camp Lodge et son carismatique propriétaire espagnol. Iquitos est entouré de dizaines de ces lodges, structures hotelières plus ou moins rustiques qui se situent en bord de fleuve ou au coeur de la forêt vierge. L’Amazon Camp lodge, facilement accessible depuis la ville par le fleuve Momon, proposait un confort dans la moyenne à un tarif compétitif, assorti d’un programme classique.
La vidéo suivante retrace les différentes sorties qui nous ont permis d’avoir un aperçu de la diversité naturelle et de la sensation particulière d’évoluer dans ce nouvel environnement.

Fév 162015
 
Ne cherchez pas une route qui mène à Iquitos…. il n’en existe pas! Cette ville est comme une île au milieu de la forêt équatoriale, reliée au reste du pays par son aéroport, ou à d’autres villes de l’Amazonie par les nombreux fleuves qui l’entourent. Son histoire est liée à l’industrie du caoutchouc qui a permis son essor à la fin du XIXème siècle avant de décliner. Le film « Fitzcarraldo » avec Klaus Kinsky – disponible en version complète sur Youtube (cliquez ici) – retrace la vie du personnage éponyme qui a marqué cette époque. On notera particulièrement la scène où le protagoniste monte sur le clocher de la cathédrale qui domine la plaza de armas. Autre témoignage de cette époque, parmi les rares monuments notables de la ville figure la “Casa de fierro” (la maison de fer). C’est un bâtiment métallique conçu par Gustave Eiffel lui-même pour l’exposition universelle de Paris en 1889, a été acheté en Europe par un associé de Fitzcarrald puis réassemblé à Iquitos (plus d’infos ici).La ville est aujourd’hui encore animée et active dans différentes industries d’exploitation naturelle (bois, pétrole, fruits, …). C’est aussi le point d’ancrage de nombreux circuits touristiques (« tours ») exploitant des structures hotellières (« lodges ») en bordure du fleuve ou en plein forêt. Le centre-ville est bordé par le fleuve Itaya et le grand fleuve Amazone se situe à seulement quelques kilomètres.
Le site le plus spectaculaire de la ville est sans aucun doute le quartier de Belen et son marché flottant, inondé par saison de pluie.
Dans sa partie haute c’est un marché immense où l’on trouve des quantités impressionnantes de nourriture fraîche. Des tonnes de bananes, de mangues, de noix de coco, des centaines de volailles et poissons s’y écoulent chaque jour. Il y a aussi des denrées plus exotiques comme la tortue, le lagarto (crocodile), les chenilles préparées en brochette,… Les touristes y achètent le plus souvent des cigares et cigarettes de feuilles de coca, des herbes médicinales, des alcools aux propriétés douteuses (ex: le rompe-calzon, traduction: casse-slip), ou des têtes de singe empaillées.
Dans sa partie basse, par saison de pluie si vous empruntez une pirogue c’est un des plus grands quartiers inondés au monde qui se dévoile à vous. Bien-sûr c’est la misère dans laquelle cette population vit qui surprend en premier. On craint à chaque instant que le bébé qu’on voit jouer sur sa terrasse n’échappe à l’attention de sa mère occupée à laver le linge dans le fleuve et s’y noie en une fraction de seconde. Mais les rires des enfants qui jouent dans l’eau au pied des pilotis de leur maison montre que la vie est y malgré tout joyeuse. Les habitants se sont habitués à cette précarité liée à la montée des eaux. On y trouve même une discothèque flottante dont on raconte que lorsqu’elle se remplit au milieu de la nuit les gens dansent avec de l’eau jusqu’aux genoux!

Jan 072015
 

La station balnéaire de Trujillo se nomme Huanchaco. Elle se situe à 10km environ du centre-ville. C’est un petit port tranquille mais plus encore le rendez-vous des surfeurs, baba-cools américains et autres fêtards. On y célèbre gaiement le nouvel-an sur la plage couverte de tentes et dans les discothèques en plein-air.
Ce qui attire l’attention dans cette station balnéaire plutôt banale ce sont les embarcations très particulières que les pêcheurs ont hérité des cultures Moche et Chimu. On les appelle les « caballitos » (petits chevaux) de « totora » car elles sont élaborées à partir du roseau. Plantées dans le sable, leur silhouette caractérise le lieu et se répète comme un motif dans l’artisanat local depuis des siècles. Chevauchées par les pêcheurs affrontant les vagues en compagnie des pélicans sauvages, elles confèrent au paysage un caractère bucolique.

 

Jan 072015
 

Le quartier du Rimac n’est séparé du centre historique de Lima que par le pont qui enjambe le fleuve Rimac (dont la couleur douteuse n’invite pas à la baignade). C’est un quartier qui à l’époque coloniale a vu fleurir de multiples monuments majestueux, et qui aujourd’hui est devenu un faubourg populaire et peu fréquenté des touristes (déconseillé en soirée). On peut encore apprécier certains joyaux de l’architecture et surtout entreprendre l’ascension de la colline San Cristobal dont le sommet offre une vue unique sur toute l’agglomération. Âmes sensibles s’abstenir, car la route qui y mène est extrêmement pentue et ne fait par endroit que quelques mètres de large, de quoi avoir des palpitations lorsqu’on croise un autre véhicule.
La colline culmine à environ 400 mètres d’altitude et on y trouve une grande croix chrétienne à son sommet. l’ascencion est principalement attrayante pour la vue imprenable sur la capitale, jusqu’aux plages de Chorrillos d’un côté et l’île San Lorenzo de l’autre.

Jan 042015
 

Las ventanillas de Otuzco (petites fenêtres de Otuzco) est un site archéologique situé à une dizaine de kilomètres au nord de la ville de Cajamarca et non loin des baños de l’Inca à 2850 mètres d’altitude.

Il s’agit d’une longue paroi rocheuse dans laquelle on peut observer des cavités creusées à intervalle régulier (50cm de côté et 8 à 10 mètres de profondeur) et faisant penser à des fenêtres. Nous sommes en fait en présence d’une nécropole caractéristique de la culture Caxamarca (500 à 1000 ans après J.C). Selon le guide qui nous décrit ce monument, la coûtume consistait à enterrer les morts dans la vallée en contrebas, puis quelques années plus tard on déterrait les ossements et on les plaçait dans les cavités de la roche accompagné des objets chers au défunt.

 

Les agences touristiques de la place d’armes de Cajamarca qui proposent ce tour (environ 15 soles par personne) s’arrêtent également en chemin pour visiter une fromagerie et un jardin d’hortenses. Si vous avez plus de temps, vous pouvez parcourir une heure de trajet supplémentaire pour trouver un autre site similaire mais mieux sauvegardé, les ventanillas de Combayo.

Jan 042015
 

Le site de Cumbemayo est l’une des plus belles attractions au départ de la ville de Cajamarca.

Il s’agit d’un site naturel culminant à 3850 mètres d’altitude, présentant des concrétions rocheuses monumentales faisant pour certaines penser à des personnages (on les surnomme les moines – « los frailones »).
On y trouve aussi un site archéologique: un aqueduc taillé à même la roche (par endroits sous forme d’angles droits), datant de plus de 1000 ans avant J.-C , qui permettait d’irriguer la vallée depuis une source éloignée de plusieurs kilomètres.

Les collines parsemées d’énormes rochers et d’ichus (herbes typiques des plateaux andins) et traversées par un « canyon » offrent de magnifiques perspectives sur le site qui lui valent son surnom de « Machu picchu du Nord ». Le site est accessible par bus (« collectivo ») en moins d’une heure, et pour moins de 20 soles par personne au départ de la place d’armes de Cajamarca (adressez vous à une des agences de voyage de la place).

Jan 032015
 
Cajamarca est une ville importante d’environ 300,000 habitants, elle est le berceau de la culture Caxamarca qui a évolué pendant près de 1500 ans (entre -200 et 1300 ans).
C’est là qu’en 1533, le conquistador espagnol Francisco Pizzaro arriva avec son armée (moins de 200 hommes), captura puis assassinat le « dernier Inca » (bien que celui-ci avait payé la rançon en or demandée) connu sous le nom Atahualpa.

Les principales attractions dans ou au départ de la ville sont:

Place d'armes de Cajamarca La place d’armes et la cathédrale
Bien qu’elle ait perdu beaucoup de surface au cours des siècles, cela reste une des plus vastes du Pérou. Il y règne une atmosphère tranquille, où les familles se retrouvent et les nouveaux-mariés viennent pour une séance photo. L’accès aux moto-taxi est interdit dans les 4 blocs qui entourent la place, d’où le calme relatif. On peut y observer la magnifique cathédrale d’un côté, l’imposante église San Francisco de l’autre, et la colline Santa Apolina qui domine la ville.
L'église San Francisco L’église San Francisco
Cette imposante église du XVIIème siècle dont la façade baroque donne également sur la plaza de armas renferme un couvent, un musée et des catacombes que l’on peut visiter.
La salle de la rançon La salle de la rançon ou « Trésor de l’Inca ». C’est un lieu emblématique du Pérou puisque c’est là que le dernier chef Inca avait accumulé des tonnes d’or qui constituait la rançon demandée par le conquistador espagnol Pizarro. Plus d’infos ici
L'église de Belen L’église de Belen
C’est un complexe religieux construit autour d’une petite place pleine de charme. La façade baroque est très travaillée et l’arrière-cour sert de lieu de spectacles. On peut y voir également une bibliothèque intéressante (nombreux ouvrages sur la culture de Cajamarca) et le musée d’archéologie et d’anthropologie.
La colline Santa Appolonia La colline Santa Apolonia
Cette colline surplombe directement le centre-ville et la vue panoramique mérite de s’y rendre (en moto taxi par exemple) par l’arrière de la colline. On peut ensuite y admirer la chapelle du même nom avec sa façade caractéristique blanche et bleue visible de loin. Pour descendre vous emprunterez des escaliers à l’architecture très originale le long d’une ruelle de maisons typiques.
Les bains de l'inca Les bains de l’inca
Il s’agit d’une station thermale située à quelques minutes du centre en direction nord-est. C’est selon la légende l’endroit où l’Inca Atahualpa venait se détendre. Les cajarmarquinais aiment y venir en famille en fin de semaine pour profiter des eaux naturellement chaudes (70 degrés) aux vertues curatives. Il y a également un petit complexe hôtelier (bungalows) où nous vous recommandons de loger pour passer un séjour à l’écart des bruits de la ville. Plus d’infos sur: Complejo turistico Banos de l’Inca
Les ventanillas de Otuzco Les ventanillas de Otuzco (cliquez pour lire l’article)
Le site de Cumbemayo Le site de Cumbemayo (cliquez pour lire l’article)
Le site de Cumbemayo La grange Porcon
C’est une grande exploitation agricole ouverte à l’agritourisme. Plus d’infos sur: La grange Porcon

Mar 112013
 

Dès le début de Décembre, toute la ville de Virù est en effervescence à l’approche des fêtes patronales  Le majordome est la personnalité désignée par la population pour organiser toutes les festivités. Les croyants contribuent par des dons à la vierge qui permettent de financer les différents évènements  Ce sont les « devotos », qui recevront en retour une invitation au banquet privé organisé par le majordome.

Toutes les formations musicales se mettent en mouvement pour préparer les multiples processions qui vont ponctuer cette période. Les enfants comme les mères de famille s’affairent à confectionner les costumes et chars décorés de toutes les couleurs, et surtout à préparer les plats traditionnels qui seront servis en grand nombre. Les messes se multiplient, pour la vierge et les différents saints qui sont fêtés au cours de cette semaine. Les devotos peuvent demander que leurs familles soient bénies. A différentes heures de la journée, on entend les fanfares qui arpentent les rues en faisant résonner leurs trompettes et leurs percussions.

Les troupes de danseurs se succèdent et colorent les rues de différents costumes et différentes ambiances musicales. Elles viennent de différents villages environnants et ont chacune leur mise en scène et leur symbolique particulière. Les différentes « bandas » défilent: la diablada de Virù, los Incaicos, David y Goliath, los serranitos, las huaquillas, los negritos de Huanuco, las Pallas, las Cusquenas, …..

Le soir venu, le village s’agite encore plus, les enfants se rassemblent sous des tonnelles pour jouer. Les pétards retentissent dans tous les quartiers. La place d’armes est prête pour le feu d’artifice. Des monuments faits de branchages assemblés de façon artisanale servent de support pour les explosifs. Une grande et fragile tour a à son sommet une hélice qui s’animera lorsque l’artificier donnera l’assaut. La « banda » principale est au complet et ses musiciens vêtus de blanc sont prêt à entonner les airs traditionnels.

Quelques liens:

Le miracle de la vierge des douleurs

Article sur les fêtes religieuses à Virù

La vierge des douleurs à Cajamarca

 

Nov 292012
 

Ce parc « magique » est également connu sous le nom de « Parque de la reserva ». Il a été agrémenté en 2007 de 13 fontaines ornementales. On peut y admirer également chaque soir un son et lumière.

Nov 272012
 

Pour beaucoup de touristes, la visite de Lima se résume à la Plaza de armas et au quartier de Miraflorès. Celui-ci a la particularité de ne pas trop dépayser les voyageurs occidentaux, car il contient de nombreux hotels au standard international (Hilton, Sheraton, …) , des centres commerciaux modernes, de grandes avenues et des édifices à l’architecture verticale ainsi que d’agréables parcs tels que le célèbre “parc de l’amour”. Mais avant tout c’est sa situation en front de mer qui fait son attractivité et par ses nombreux casinos, lui donne des airs monegasques. Ainsi, la plupart des expatriés venant à Lima pour raisons professionnelles ou autre, choisissent sans hésiter de s’installer à Miraflorès, où de nombreuses entreprises multinationales ont leurs bureaux ce qui en fait aussi l’une des zones les plus sûres.
Au delà des nombreux bars, discothèques, restaurants (à voir le Boulevard San Ramon ou la “rue des pizzas”) et boutiques notamment dans le centre commercial moderne Larcomar, le quartier compte également des galeries d’art et sites historiques et culturels (la cathédrale de Miraflorès, la huaca Pucllana, l’alcaldia,l’Iglesia matriz « Virgen Milagrosa). Les nombreux espaces verts bien entretenus (parque de l’amor et parque central) et le front de mer (malecon armendariz y playas Waikiki y Mahaha) viennent compléter ce petit paradis. A partir de l’Ovalo de Miraflores on peut également prendre l’Avenue Petit Thouars pour trouver de nombreux commerces d’artisanat local.